viernes, 25 de marzo de 2011

Zoom sobre Elizabeth von Arnim


Descubrí a esta autora gracias a una amiga que me regaló Todos los perros de mi vida (Editorial Lumen en España, 10/18 en Francia). Me encontré con el diario de una mujer encantadora que relataba su vida a través de los perros que había tenido. Yo, sin ser una entusiasta de los perros, me acabé enamorando del libro, por todos los comentarios que hace de la vida: cómo ve la vida en Alemania, en Suiza o en Inglaterra, cómo acoge a los amigos en su chalet de Suiza o bien cómo le sorprende el clima de la provenza francesa. Me quedé con las ganas de saber más sobre esta autora cuya obra más importante se titula Elizabeth y su jardín alemán. Lumen ha realizado una cuidada edición de ambos libros pero en español no se pueden encontrar más títulos en el mercado. Una pena. 
En francés, la mayoría de sus títulos ( Elizabeth et son jardin allemand, Vera, Avril enchanté, Mr. Skeffington, Tous les chiens de ma vie) fueron publicados en libro de bolsillo por la editorial 10/18 aunque algunos están descatalogados. 
Más tarde en una librería de viejo descubrí Avril enchanté. Empecé a leerla con poco entusiasmo creyendo tener todavía en mi retina imágenes de la película pero una vez que me fui adentrando en el libro quedé cautivada por la transformación que cuatro mujeres inglesas experimentan durante unas vacaciones en Italia.   
Lo que me gusta de Elizabeth von Arnim (1866-1944) es que no se la puede definir como “la mujer de” un hombre. Su marido no intervino en las actividades literarias de esta mujer nacida en Australia, de nacionalidad inglesa que se casó con un alemán.  Lo que consiguió fue publicar sus libros con éxito rodeada de un ambiente más familiar (tuvo tres hijas) que intelectual. Lo que transmitió fue su sensibilidad hacia la naturaleza y los sentimientos de aquellos que la rodeaban. Lo que me encantó fue identificarme con esos matices de la vida que ella supo poner en palabras.

domingo, 20 de marzo de 2011

Zoom sur Patricia Clarkson


Je crois dans l’idée que quand on voit la performance d’un acteur/actrice dans un film, nous ne voyons pas seulement le personnage joué mais aussi la vraie personne. C’est à dire, quand on choisit de voir un film où Mark Ruffalo joue (par exemple) on sait que le film doit être forcement intéressant parce qu’il choisit ses rôles avec soin.
C’est également pour cette raison que tous les films de Steven Segal ou Bruce Lee sont pareils. Nous pouvons les « repérer » à cause des acteurs et non des réalisateurs.
Cette introduction m’amène à vous parler de Patricia Clarkson (Nouvelle Orléans, 1959), une de mes actrices préférées parce qu’elle joue toujours dans des films extraordinaires. Elle surprend toujours et ne cède pas aux grands films d’Hollywood. Cependant, nous la voyons sous la direction de réalisateurs connus comme Woody Allen (Vicky, Cristina Barcelona et Whatever Works), Isabel Coixet (Elegy), George Clooney ( Good Night and Good Luck).

On la voit rarement comme personnage principal d’un film sauf dans l’exquis Cairo Time, où elle joue le rôle de la femme d’un homme qui travaille  pour un organisme international dans la bande de Gaza et elle va au Caire pour voir son mari. En attendant son retour, elle explore la ville du Caire en même temps elle se découvre elle-même grâce à la compagnie d’un ami de son mari… Je vous laisse imaginer la suite.


En plus de films déjà cités, je l’ai vue dans Phoebe in Wonderland et Lars and the Real Girl (à voir absolument). Ce dernier est l’histoire d’un jeune homme « différent », qui dans l’impossibilité de trouver une copine, commande une poupée en plastique. Cette poupée devient « réelle » pour tout le village où il habite et devant l’impuissance de le priver le bonheur qu’il voit en elle, tous ses amis et sa famille font vivre la poupée. Lars and the Real Girl un film plein de tendresse et humour.

Pour finir, je voudrais vous parler du film  de Patricia Clarkson qui m’a le plus marquée. Blind Date a été réalisé par Stanley Tucci où les deux protagonistes Patricia Clarkson et Stanley Tucci lui-même sont pratiquement les seuls acteurs de la troupe. Je ne voudrais pas vous gâcher le film mais pour le résumer, on dira que c’est l’histoire d’un couple qui voudrait résoudre ses problèmes. Tout le film est tourné à l’intérieur d’une cafétéria, qui me fait penser à une cafétéria très européenne avec une scène.  Le talent de deux acteurs qui ont beaucoup d’expérience est bouleversant. En citant Isabel Coixet, Blind Date est un film qui « s’introduit dans toi et ne t’abandonne jamais ».
Il est donc difficile de passer à côté d’un film avec Patricia Clarkson. Je suis toujours contente de voir une actrice de son âge bien dans sa peau (contrairement à Michelle Pfeiffer). Je la félicite de son élégance et son savoir-faire qui me nourrit à chaque fois que je la vois.

miércoles, 16 de marzo de 2011

Gomaespuma ou la mousse de caoutchouc


Qu’est-ce que c’est Gomaespuma? Ce n’est pas seulement de la mousse de caoutchouc mais deux journalistes espagnols qui ont toujours vu la vie avec une touche d’humour.  Ils s’appellent Juan Luis Cano et Guillermo Fesser.
En 2007 ils ont fêté leurs 25 ans de profession sans perdre aucune miette de vitalité ou d'enthousiasme. Ils sont capables de faire de la radio, des sketches d’humour avec des marionnettes en mousse, de faire des films (nominés aux Oscars), écrire des essais ou des romans. 


Ils sont difficiles à exporter parce que leurs jeux de mots sont  intraduisibles. Pour ceux qui maitrisent l’espagnol,  je vous invite à les connaître.
Juan Luis Cano est un passionné de flamenco et chante dès qu’il en a l’occasion. Voici un exemple. Lors de la sortie de son troisième roman, il le présente accompagné d’une guitare. Même si vous ne comprenez pas les mots, vous entendrez une voix qui connaît bien le Flamenco.
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Guillermo Fesser vit aujourd’hui aux Etats-Unis, plus exactement à Cent Miles de Manhattan, titre d’un de ses livres où il fait comprendre au public espagnol la société américaine. Son livre a été si bien reçu qu’il réalise des reportages depuis ces terres de l’Amérique du Nord.
En plus de tous ces talents, Guillermo et Juan Luis ont créé une fondation (Fundación Gomaespuma) pour aider à la création d'écoles au Nicaragua et au Sri Lanka. Ils ont  fait donation de tout leur travail à la radio et on peut se télécharger des nombreux audio. Pour contribuer à leur Fondation, vous pouvez simplement regarder cette vidéo sur Youtube. Quand ils arriveront à 1 Million de vues, la banque espagnole Banesto leur a promis 1 million d’euros pour leurs projets solidaires.

Pour finir, ma contribution personnelle. J’ai assisté à un de leurs programmes de radio en direct quand ils étaient encore en activité.  J’ai pu vérifier par moi-même leur générosité, leur joie de vivre et leur simplicité. Ils représentent pour beaucoup d'entre nous deux hommes (que chacun voudrait avoir dans sa famille) et qui ont toujours défendu dans leur travail l’honnêteté et l’émotion.

martes, 15 de marzo de 2011

El fenómeno Stephane Hessel llega a España


Me he enterado que el pequeño pero potente texto Indignez-vous de Stéphane Hessel (nacido en 1917 en Berlín) se ha traducido en español. Escrito por un figura intelectual francesa, hijo de padres alemanes, que formó parte de la Resistencia, fue un diplomático francés en Alemania justo después de la Segunda Guerra Mundial. Además fue uno de los redactores de la Carta Universal de Derechos Humanos de la ONU.

Les recomiendo a todos los españoles su lectura para que despierte en ellos el sentido crítico y la indignación hacia las injusticias cotidianas o universales. Acercarse a la escritura de Stéphane Hessel es acercarse a la historia del siglo XX y ser testigo de la existencia de un hombre tan interesante.
Yo tuve la oportunidad de hablar por teléfono con él durante la investigación de mi tesis doctoral y siempre estuvo dispuesto a ayudarme en lo que podía. No debió ser fácil crecer con unos padres que se convirtieron en un icono con la película de François Truffaut, Jules et Jim, pero no parece que le haya impedido realizar actos importantes y seguir siendo una persona sencilla y respetada.
Lo que lamento es que la sociedad haya tenido que esperar hasta ahora para valorar el papel de este hombre en la historia. Me consolaré con el siguiente refrán: “Nunca es tarde si la dicha es buena”.

Zoom sur Michelle Pfeiffer


Aujourd’hui je voudrais vous parler de Michelle Pfeiffer. Vous allez me dire, mais nous la connaissons!! Bien sûr, elle joue le rôle de Frankie face à Al Pacino dans Frankie & Johny, ou bien elle sauve de sa vraie nature sauvage Jack Nicholson dans Wolf.  Mais, connaissez-vous ses derniers films ? D’ailleurs, savez-vous qu’elle a interprété dernièrement plusieurs films ? J’ai choisi de vous parler de trois de ses derniers films où on dirait qu’elle fait une fixation sur le sujet de la femme âgée amoureuse d’un homme plus jeune.
Si on commence par le moins bon, I Could Never Be Your Woman (2007), c’est une comédie où elle tombe amoureuse d’un jeune acteur. Dans une ambiance de film adolescent, avec une supposée fée qui lui donne conseil, Michelle Pfeiffer comme la plupart des acteurs, ne tient pas la route.

Après j’ai découvert un film réalisé par Stephen Frears, situé dans la Belle Epoque parisienne, avec des décors et costumes très raffinés. Dans Chéri (2009), elle est accompagnée par Rupert Friend (Prince Albert dans The Young Victoria). Plus impressionnée par la mise en scène et Kathy Bates et son jeune fils que par Michelle Pfeiffer, le sujet de la femme âgée qui aime un homme plus jeune est abordé ici selon les règles de ce moment-là mais surtout de sa « classe sociale ». Une prostituée de luxe, oh ! Pardon, une courtisane,  peut instruire un jeune homme pour qu’il vole de ses propres ailes lors de son mariage. Le problème surgit quand ils tombent amoureux. Ici, je ne suis toujours pas convaincue de sa performance. Personnellement, j’étais surprise de découvrir que la maison de Léa de Lonval (Michelle Pfeiffer) était la résidence d’étudiants où j’avais vécu quelques semaines à Paris avant de m’installer. Malheureusement, si je me souviens bien, l’intérieur n’était pas si joli.
60 rue La Fontaine, Paris.

Enfin, dans Personal Effects (2009) elle travaille avec Aston Kutcher qui pour une fois est convaincant dans son rôle. Ils se retrouvent après avoir vécu le meurtre de quelqu’un proche de leurs familles et ils se donnent une chance. J’ai trouvé que c’est ici que le sujet est le mieux abordé, les acteurs font un bon travail et Linda (Michelle Pfeiffer) ne se torture pas trop avec la question de l’âge.

Il y a des actrices (et acteurs bien évidemment) qui ne savent pas vieillir. Quand les années passent on dirait qu'elles perdent leur expérience et ne savent plus utiliser leur talent. J’espère que ce sujet ne tient pas vraiment au cœur à cette actrice capable de bonnes performances et qui nous a offert des films formidables depuis déjà trente ans . Elle n’a qu’à apprendre de Kathy Bates, sa partenaire dans Cheri et Personal Effects, qui fait toujours des éblouissantes performances qui s'enrichissent avec les années.

sábado, 12 de marzo de 2011

Rubén Amón, un journaliste hors du commun


Je voudrais vous présenter à Rubén Amón, un journaliste extrêmement cultivé ou plutôt un intellectuel espagnol qui a travaillé pour différents médias en Espagne. Il a été correspondant à Rome et à Paris. Maintenant il est de retour au pays et il collabore dans la « revue de presse » du programme La Brújula, de la chaine de radio Onda Cero. A notre connaissance, depuis 2005 il est un membre très actif de la communauté de bloggeurs.
Si je vous fais une historique de ses blogs, on peut commencer par son expérience romaine avec le blog  Desde el Vaticano (depuis le Vatican). Toujours avec humour, il essaie de faire comprendre la situation de l’Italie et du Vatican. Avec Berlusconi, il a toujours des anecdotes…
Pendant qu’il était à Paris, il avait écrit un blog sur le football, Blogoal dont vous pouvez toujours voir ses commentaires sportifs.
Actuellement, il écrit deux blogs. L’un sur la musique classique (Blog de pecho) et l’autre sur l’actualité (Nieva sobre Pekín), mais une actualité qui n’est pas forcement connu par tout le monde ou bien qui n’est pas montré à la une des journaux. 

Je viens de découvrir qu'il se met devant la caméra, cette fois pour des sujets politiques. Regardez par vous mêmes... 
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Si vous voulez savoir d’avantage sur les sujets que lui sont chers ( Opéra, Art, le monde de la Corrida), n’oubliez pas de le lire. Vous pouvez le lire aussi sur papier, car il a publié plusieurs livres. Dans tous les supports, c’est toujours un plaisir.

God Save the Queen


C’est toujours  intéressant de voir le travail d’un même acteur/actrice en deux rôles complètements différents dans un bref laps de temps. C’est ce qui m’est arrivé avec l’anglaise Emily Blunt.
Dans Sunshine Cleaning (voir post sur Amy Adams) elle interprète le rôle d’une jeune femme qui essai de se construire sans la présence d’une mère depuis toute petite et le poids que cela représente. La scène où elle  se met dessous un pont pendant qu’un train passe m’a mis la chair de poule. Elle montre le désespoir et  l’impuissance  qu’elle sent devant la disparition de sa mère.

Les problèmes avec la mère (sans vouloir faire ici de la psychologie) sont aussi présents dans le film The Young Victoria, où Emily Blunt joue la jeune Victoria, future reine d’Angleterre. Entourée d’une mise en scène soignée avec des robes compliqués mais surtout  avec des coiffures impossibles, elle représente avec intelligence et maturité le rôle de cette reine. Emily Blunt est accompagné par Rupert Friend, un acteur qui nous rappelle physiquement Orlando Bloom plus jeune et qui réalise une convaincante performance en tant que Prince Albert. Nous sommes subjugués également par Paul Bettany, que nous avons eu du mal à reconnaître grâce au magnifique travail de maquillage et costume pour son rôle de Lord Melbourne.
Il est possible d’entrevoir la modernité et l’indépendance d’esprit de cette reine anglaise qui exercera son pouvoir accompagné de son mari, respectée par lui et son peuple et qui sera en même temps la mère de 9 enfants. N’oublions pas que le Victoria and Albert Museum porte leurs noms en hommage au soutien royale à l’art et la culture de son temps.
Emily Blunt se met dans la peau de la reine Victoria d’Angleterre de façon remarquable et elle est à l’hauteur du personnage qu’elle représente, la souveraine qui a régné le plus longtemps dans son pays, 63 ans.

jueves, 10 de marzo de 2011

Susurrando al oído de los niños


Existen algunas diferencias en la forma de educar a los niños en Francia y en España. También en los objetos y juguetes que rodean a los niños. Uno de ellos es el llamado Doudou (lo que en inglés sería “security blanket”). Suele ser un muñeco de peluche que se pasea con el niño a menudo (la frecuencia depende de los padres). En Francia es autorizado por la familia, las guarderías, los padres y según los defensores del doudou, ayuda a los niños a sentirse seguros en lugares poco conocidos por ellos.  Generalmente tienen “patas” o “orejas” largas para permitir que los niños pequeños los sujeten bien. Podríamos decir que es como un animal de compañía, salvo que es un peluche. Algunos padres llegan a comprar tres o cuatro muñecos iguales por si algún día el niño pierde el doudou, poder darle uno igual y que no se sienta desorientado. 

El propósito de este post no es estudiar la utilidad del doudou, sino enseñaros una marca francesa “regional” que fabrica muñecos de peluche muy creativos. La marca en sí se llama On chuchote à mon oreille (alguien susurra en mi oído) y tiene una colección de lo más divertida. Además se preocupa por el trabajo local (intentando fabricarlos en Francia) y colabora con asociaciones de discapacitados para que fabriquen estos muñecos.
Si vais a su página Internet veréis que tienen diferentes colecciones, tamaños e incluso materiales Bio. Estoy segura que harán felices a muchos niños.

Quand les trains et la modernité vont de pair


Quand on se trouve devant un essai dans lequel le sujet est bien situé dans le contexte, on a l’impression que l’histoire prend tout son sens.  C’est le cas de Pintura de humo de l’historienne d’art espagnole Rocío Robles Tardío.
L’histoire de l’impressionnisme est vue sous l’angle du développement technique et plus particulièrment celui de l’introduction du train dans le monde occidental. Rocío Robles Tardío explique comment les peintres, les poètes et les intellectuels ont vu ce changement radical qui aujourd’hui nous paraît banal.
Parfois la difficulté de comprendre l’art est de le regarder avec les mêmes yeux que ses contemporains mais ici tout coule de source.
La Maison d’éditions Siruela a choisi la collection « La Biblioteca azul, serie minima » pour publier cet essai extrait de la thèse doctorale de l’auteure.  Avec une mise en page soignée et un format accessible, cet ouvrage est destiné tant au grand public amateur d’art comme qu'aux historiens.  Il est dommage qu’un livre qui concerne l’histoire de l’art française n’ait pas encore été traduit en français.

Si vous voulez mieux comprendre le tableau de Manet Le Chemin de fer, lisez ce livre.


Après avoir lu le livre de Rocío Robles Tardío on ne peut que comprendre que la modernité est indissociable du train.  

Zoom sur Amy Adams


Je voudrais vous parler aujourd’hui d'Amy Adams, actrice au visage fin et délicat, qui au premier abord ne m’avait pas convaincu. Au lieu de vous faire un commentaire chronologique de films où elle a travaillé, je vais vous parler de mes impressions au fur et à mesure que j’ai vu ses films. C’est ma chronologie à moi.

J’ai découvert Amy Adams dans le petit film anglo-américain Wedding Date (2005) où elle joue le rôle de la jeune sœur belle et superficielle qui se marie avant l’ainée. Le film m’avait plu surtout par la présence de Dermot Mulroney et par le bon choix des acteurs secondaires en général.
C’est en Julie & Julia (2009) qu’elle est très convaincante. On peut se concentrer sur son interprétation quand ses beaux cheveux rouges sont teints. Le rôle d’une jeune femme qui se donne une année sabbatique pour écrire un blog ( !) en racontant son expérience de cuisine tient la route face à la grande Meryl Streep.  N’oublions pas de souligner ici le travail de Stanley Tucci, acteur souvent relié au deuxième plan mais qui constitue la base de nombreux films. Personne n’a oublié le tueur de The Pelican Brief (1993).
Dans Miss Pettigrew lives for a day (2008) elle fait face à une autre grande, Frances McDormand. On a du mal à se rappeler d’elle après le film à cause peut-être de son rôle de jeune et belle comédienne qui veut connaître le succès dans l’interprétation comparé au rôle plus intéressant et riche de Frances McDormand
En compagnie de Matthew Goode, elle se met dans la peau d’une jeune américaine d’origine irlandaise qui suit son copain dans un voyage d’affaires jusqu’en Irlande pour le demander en mariage. En voulant s’approprier d’une tradition irlandaise dans laquelle chaque 29 février, les femmes irlandaises sont « autorisés » de demander en mariage. Leap Year (2010) est une comédie romantique où Amy Adams montre ses talents de comédienne. Je ne vous conseille pas de voir la bande-annonce, elle vous détruit le film.
At last but not least je vous encourage à voir Sunshine Cleaning (2008) film indépendant qui m’a amené à vous écrire aujourd’hui sur cette actrice. Amy Adams interprète ici Rose Lorkowski, une mère célibataire, orpheline de mère qui essai de s’en sortir avec l’aide de sa sœur (Emily Blunt) toujours avec un comportement adolescent malgré la trentaine et un père avec des techniques commerciales assez douteuses. Les sujets du suicide, meurtre, familles brisées par la mort, la disparition de personnes isolées sont traités ici avec élégance et sobriété. Sunshine Cleaning arrive en plus à construire un film fort avec un script solide où on finit par s’attacher aux personnages tels que le vendeur de produits de nettoyage, mais surtout le fils de Rose qui est protégé par une famille non conventionnelle.   Excellent film, très touchant qui j’espère vous fera rire et pleurer.

Maintenant il me reste à voir les trois films pour lesquels elle a reçu trois nominations aux Oscars, Junebug (2005), Doubt (2008) et The Fighter (2010). Cette histoire du cinéma, c’est jamais fini !

miércoles, 9 de marzo de 2011

Les leçons d'un vieux fou


Aujourd’hui,  je reviens sur un film sur la peinture.  Local Color (2006), un film qui a gagné plusieurs prix mais qui reste méconnue. L’histoire du jeune peintre qui cherche un maître pour le guider reste traditionnelle mais ce fait n’enlève pas l’intérêt au long-métrage. Les acteurs avec Ray Liotta (que j’adore depuis le film Corrina, Corrina avec Whoopi Goldberg), le jeune Trevor Morgan et notre chère, et déjà célèbre dans ce blog Samantha Mathis accompagnent Armin Mueller-Stahl.

La querelle entre la peinture abstraite (surtout l’art contemporain) et la peinture figurative est au cœur des disputes entre un « expert » en Histoire de l’art et le vieux peintre russe interprété par Mueller-Stahl. C’est très amusant de voir leur dernière dispute et on finit par voir dans cet expert des nombreux personnages qui parcourent les galeries d’art et les musées de nos jours faisant souvent le ridicule.

Le rôle du jeune peintre, qui n’a aucun soutien familial pour se former dans sa passion, est bien joué par Trevor Morgan et l’impasse où il se trouve entre l’adolescence et l’âge adulte me rappelle des souvenirs. Ce moment essentiel où on porte en nous les espoirs, les connaissances et la motivation nécessaire pour entrer dans la vie adulte mais on appréhende le futur, qui n’est pas rassurant pour ceux qui n’ont pas encore d’expérience.
Je vous conseille ce film agréable et sincère qui retrace l’histoire de l’Europe avec un émigrant russe aux Etats-Unis et explore le deuil de toute une vie à travers l’amertume et l’alcoolisme de ce vieux peintre.

martes, 8 de marzo de 2011

¿Quién es Anna Holtz?


Cuando uno ve la película Copying Beethoven, uno se queda con la mosca en la oreja pensando si Anna Holtz existió realmente. En este filme se muestran los últimos tiempos de Ludwig von Beethoven acompañado emocional y prácticamente por Anna Holtz una estudiante de composición en Viena. Interpretada por Diane Kruger, que vuelve a sorprender por su amplio registro de interpretación (fascinante también en Wicker Park), Anna Holtz representa tan bien la dificultad de las mujeres en un arte reservado por hombres que no nos cabe ninguna duda su existencia real.
Me gustaría analizar algunas escenas de la película antes de meterme de lleno con el papel de las mujeres en el mundo del arte.  Una de las escenas más interesantes es la del primer concierto de la 9ª Sinfonía en la que Diane Kruger, en segundo plano, le va indicando a Ed Harris (Beethoven) como tiene que dirigir la orquesta.  ¡Cuantas imágenes nos vienen a la cabeza! ¡Cuántas mujeres han estado detrás de los hombres en los que ellas tenían fe!

Estos dos actores de talento están acompañados de Mathew Goode (uno de mis actores preferidos) que interpreta un ingeniero que muestra su modernidad no sólo construyendo un puente de hierro sino también apoyando a su amada, Anna Holtz.


El personaje de Anna Holtz para poder trabajar en lo que quiere no sólo tiene que vivir en un convento de monjas (lugar privilegiado para las mujeres libres, no lo olvidemos), sino que la confunden con una criada, secretaria, prostituta o mujer de la limpieza. Sólo cuando aceptan que puede copiar las partituras de Ludwig von Beethoven, lo hacen confirmando que no las entiende.
Aunque este personaje no haya existido realmente, es un homenaje a tantas mujeres que han querido y podido entrar en un mundo liderado por hombres y realizado para su propio beneficio. 
Vayan aquí mis respetos a todas las mujeres artistas que no tuvieron “musa”, ni mujer de la limpieza, ni niñera, ni secretaria, ni ayudas exteriores para realizar su obra y que creyeron en ellas mismas para continuar adelante. Gracias por haber creído en vosotras mismas y ser mi fuente de inspiración.

Poesía china para niños de 3 años


La flauta y el sonajero (La flûte et le grelot)

En Francia estos días tenemos la oportunidad de ver dos películas animadas chinas. Se trata de dos películas de directores diferentes pero realizadas por la misma compañía de producción y que aparecen formando un solo cartel. En realidad se trata de dos películas creadas incluso en décadas diferentes. La primera  Le grelot du faon, en 1982 y la segunda La flûte du bouvier en 1963.
¿Cómo es posible  que casi treinta años después (para la más reciente) podamos ver estas joyas del cine animado? Realmente no me importa y este no es el lugar para analizarlo. Simplemente  me alegro de haber podido ver estos cortos animados en los que los niños y los animales son los protagonistas en un paisaje montañoso.
Aquellos no hayan tenido contacto con la pintura china con tinta, tendrán aquí una buena introducción. Las imágenes rebosan de poesía y dulzura y la música acompaña magistralmente. En ninguna de las películas hablan los personajes sólo la música, el dibujo y los gestos nos hacen disfrutar de historias sencillas y eternas. El amor que los niños pueden manifestar por los animales y cómo se convierten en sus compañeros de vida.

sábado, 5 de marzo de 2011

Zoom sur Gabriela Mistral


La maison d’édition espagnole Lumen a publié à la fin de 2010 la correspondance entre le Prix Nobel de Littérature Gabriela Mistral et son amie et compagne Doris Dana avec le titre de Niña errante. Cartas a Doris Dana.

Pour le public français qui ne connaît pas le nom de Gabriela Mistral (1889-1957), elle est le premier prix Nobel de Littérature en langue espagnole. Non seulement elle était une femme mais aussi poétesse, diplomate, éducatrice.  Elle obtient le prix Nobel en 1945, moment crucial pour l’histoire du XXe siècle et elle représentait une des voix internationales de l’Amérique latine dans le monde. 

Le décès de Doris Dana (1920-2006) a ouvert les fonds Gabriela Mistral qu’elle possédait ainsi que sa correspondance. Doris Dana avait connu personnellement cette auteure chilienne à la fin de sa vie lorsqu’elle fait la traduction d’un article que Gabriela Mistral réalise en hommage à Thomas Mann (lui même prix Nobel de Littérature en 1929).  Curieusement, les deux Nobels habitent en Californie en même temps et ils ont l’occasion de faire connaissance. 
 
Pour ceux qui aiment lire les journaux intimes ou les correspondances, vous  trouverez ici un exemplaire inédit et différent. Comment on aimerait que Gabriela Mistral souffre moins ! J’ai lu le livre avec le sentiment que l’âge et le climat étaient un poids pour Gabriela Mistral. Je m'en doutais de son excentricité en ce qui concerne sa santé, propre aux personnes âgées qui se croient seules.  Elle se montre comme une figure paternelle et protectrice devant Doris Dana. De 31 ans son ainée Mistral parle souvent « au masculin » quand elle parle d’elle-même. L’amour qu’elle lui professe est inconditionnel malgré les nombreuses absences et silences de la part de Doris Dana. Cette dernière, intellectuelle américaine qui selon Gabriela Mistral n’arrivait pas à se détacher de sa chère ville de New York, avait une grande ressemblance avec Katherine Hepburn. Sa fragilité et sa beauté se devinent dans les photographies d’époque. C'est un privilège de pouvoir entrer ainsi dans l'intimité de ces deux femmes inégalables.

viernes, 4 de marzo de 2011

Dany Laferrière


Me gustaría que el público de habla española conociera mejor la obra de este autor francófono nacido en Haití residente en Canadá pero que se considera "japonés"(uno de sus libros se titula Je suis un écrivain japonais).
Tuve la oportunidad de presenciar una lectura pública de uno de sus textos, L’énigme du retour, en septiembre del 2009 durante el festival literario Les Correspondances en la ciudad francesa de Manosque. Era uno de los autores que no me había “preparado” porque delante de tanta actualidad literaria francesa, la elección es siempre abrumadora.
Todo el público quedó cautivado por sus ideas, por la defensa de la visión de un emigrado haitiano en Canadá y por su franqueza.  Tuve la suerte de cruzar dos palabras con él, realmente sólo dos “¿me puede dedicar este libro?” y enseguida me lanzó su mirada profunda y sabia que va a lo esencial.
El  público salió de allí dándole la razón, ¿porqué el mundo occidental tiene que tener pena de los haitianos? Nos contó la historia de la mujer de la limpieza de su madre tiene cuadros en su casa colgados mientras que en casas consideradas como “cultas” se ven reproducciones de cuadros. ¿Quién es más rico? ¿Quién tiene una sensibilidad artística más propia y personal? Las anécdotas y los ejemplos se seguían los unos a los otros y el público con una sonrisa en los labios confirmaba moviendo la cabeza todo lo que decía.
El libro que presentaba en aquel momento ganó el premio Médicis y su voz comenzó a oírse de nuevo en los medios franceses. La lectura de L’énigme du retour es deliciosa. Aborda el tema del exilio y de los recuerdos de infancia. Un libro que está escrito a medias en verso y a medias en prosa y que es todo un placer leerlo. Uno entra rápidamente en las imágenes del paisaje canadiense visto por un hombre del sur y se acaba encariñando con los personajes.
En cuanto tuve la oportunidad empecé a descubrir sus libros anteriores y me confirmaron que Dany Laferrière es de esos autores de los que quieres leer todo lo que ha escrito.  Y compré su primer libro Cómo hacer el amor con un negro sin cansarse. Con el título no sólo quiere provocar sino también hacer reír. La caricatura que hace de la mujer blanca que busca un hombre “verdadero” en un hombre de color te acompaña para siempre.
Todo esto fue antes del terremoto que devastó Haití. Ahora, acaba de sacar un nuevo libro porque no contento con participar en multitud de eventos, le tocó vivir el terremoto en primera persona. Tout bouge autour de moi es el resultado de su experiencia vital y es el próximo libro en mi mesilla.
Dany Laferrière representa en Francia una de las voces haitianas con más poder de convicción y sentido común.  Escuchémosle para entrar en razón y quitarnos los clichés de la cabeza.

miércoles, 2 de marzo de 2011

Zoom sur Samantha Mathis


Arrêtons nous aujourd’hui sur l’actrice américaine Samantha Mathis (née en 1970 à Manhattan).
Au début des années 90, elle commence à avoir un succès notable à Hollywood et dans son premier film Pump up the volume elle apparaît en compagnie de Christian Slater, pour une histoire sur des jeunes rebelles.
Entre 1990 et 1996 elle obtient des rôles principaux et elle est plus visible dans des films tels que Little Women, The thing called love, How to make an american quilt ou The American President.
Dans Little Women, elle se met dans la peau d’une des filles du Docteur March en compagnie de Susan Sarandon, Claire Danes, Kirsten Dunst et Gabriel Byrne. Dans ces premiers films elle partage deux fois la camera avec Dermot Mulroney, un de nos acteurs préférés, dans The thing called love et How to make an american quilt.
The thing called love est un petit bijou du cinéma sur la musique country dirigé par Peter Bogdanovich. Dans ce film, elle interprète le rôle d’une newyorkaise qui arrive dans la ville du country, Nashville, pour tenter sa chance avec une audition dans un bar célèbre par ses concerts live. Ici, non seulement les acteurs interprètent leurs propres chansons mais aussi des figures de la musique country y participent. River Phoenix est son partenaire dans ce film et tous les deux réalisent un duel intéressant.

L’histoire d’amour qu’ils partagent dans le film continue en dehors et cette relation marquera à jamais sa carrière à Hollywood. Le décès de River Phoenix peu après sera décisif même si depuis elle lutte pour se sortir de son rôle de « veuve ».
Les quatre acteurs principaux, Samantha Mathis, River Phoenix, Sandra Bullock (qui réalise ici un de ses premiers rôles secondaires) et Dermot Mulroney noueront une grande amitié et représentent la jeunesse d’une Amérique pleine d’espoir qui essaie de faire ses rêves réalité.
En 1995 elle réalise son dernier film important, dans Jack & Sarah. Accompagnée d’une excellente troupe d’acteurs anglais elle fait la « nanny » d’une bébé orpheline de mère et dont le père célibataire a besoin d’aide pour s’occuper de sa fille. 

Depuis, nous essayons de la suivre dans les petits rôles qu’elle choisit avec soin. Elle participe dans de nombreux films pour TV comme l’excellent Fathers and Sons ou dans des série comme Grey’s Anatomy.
En 2005, dans Believe in me, elle jour le rôle de la femme de Clay Driscoll (interpreté par Jeffrey Donovan). Basée sur une histoire vraie, le film raconte l’histoire d’un coach de basket américain qui dans les années 60 entrainent des équipes féminines malgré tous les obstacles.
Son physique lui donne un air fragile, délicat, surtout quand elle porte ses cheveux blonds. On a du mal à voir si les années passent, et on a l’impression de voir la même jeune fille qui chantait dans le bar de The thing called love à la recherche d’un rêve.

martes, 1 de marzo de 2011

Evening (2007) vs. The Romantics (2010)


Me gustaría hablaros hoy de dos películas norteamericanas : Evening y The Romantics.



La primera, tiene la indudable ventaja de tener un elenco de actores irrepetible y lleno de grandes nombres. Empezando por Meryl Streep y Glen Close,  Vanessa Redgrave y su hija Natasha Richardson (¡Qué placer para ellas debió ser trabajar juntas!), siguiendo por Claire Danes, Toni Colette, Eileen Atkins. El conjunto de actrices como veis es de excepción.

The Romantics, no tiene la misma cantidad de actores de talento y la historia está mucho más simplificada. Es en realidad un filme realizado para  que Katie Holmes, actriz a la que tengo gran simpatía, se luzca. Se agradece la compañía que tiene de actores tales como Anna Paquinn (en cuyo rostro intentamos buscar a la niña de El Piano) y Elijah Wood.  Josh Duhamel, como siempre, no consigue convencernos.
Para los que no han visto las dos películas, os recomiendo que no leáis más allá. Volved cuando las hayáis visto o al menos Evening.

La historia de ambas películas se sitúa el día anterior de la boda entre dos jóvenes en una propiedad familiar más que acomodada. La historia simplemente se podría resumir al conflicto amoroso entre los novios y una tercera persona.  Al comparar las dos películas hemos encontrado muchas cosas en común: No sólo que el nudo principal de la historia pasa la víspera de la noche de bodas, sino que también los sentimientos del hermano se mezclan en la historia. Una mansión a la orilla del mar, un grupo de jóvenes que comparten un pasado común…
Cuando nos paramos a pensar en todos los registros, detalles de la historia, todos los sentimientos explorados en Evening, nos damos cuenta de que The Romantics se queda a medias. No sólo no quiere ir más allá de una noche de alcohol entre amigos de la infancia sino que acaba con un final “cómodo”.
Os recomiendo el largometraje Evening, no sólo por ver una de las pocas películas en las que coinciden tantas grandes actrices, sino que las relaciones entre los personajes son exploradas de tal forma que uno solo puede conmoverse. Acabamos identificándonos en algunos de los casos y salimos enriquecidos.
Es una pena que The Romantics tenga un parecido tan grande con Evening y que además no hayan sabido aprovechar el talento de los actores para hacer algo menos superficial y diferente! El título prometía más.